Comment travailler le bronze ?

Le bronze est moulé selon deux techniques différentes. Toutes deux exigent un savoir-faire et des tours de main qu’une description sommaire ne peut traduire…
Dans tous les cas, l’opération commence par la réalisation d’un modèle en bois, en laiton ou autres matériaux, réalisé par l’artiste à partir de l’oeuvre. On l’appelle le « chef modèle ».

Avec le procédé de la cire perdue, on coule ensuite du plâtre autour de ce modèle.
On démoule en coupant le plâtre en deux, puis on reconstitue le moule en remplaçant le modèle par de la cire. Etape suivant : le plâtre est chauffé, la cire fond et s’écoule par un orifice prévu dans le moule en plâtre.
Le bronze est ensuite coulé dans ce moule. Après refroidissement, l’enveloppe en plâtre est brisée et libère la pièce en bronze.
Principal inconvénient : comme son nom l’indique, le moulage ne peut servir qu’une seule fois. Ce procédé a donc été amélioré. Désormais, on crée un moule en matière plastique (élastomère) de la pièce à reproduire.
Un moule en deux parties qui permet de réaliser plusieurs modèles en cire sans problèmes.
Très précis, de grande qualité, le procédé de la cire perdue donne des décors très fouillés, avec de nombreux détails très réalistes. Il est souvent utilisé pour les pièces de petite taille.

Le second procédé de moulage est la fonte au sable. Le « chef modèle » de la pièce à réaliser est déposé sur un châssis rempli d’un sable silico-argileux très compact, légèrement humide. Un sable très spécial qu’on surnomme « sable de bronzier ».
Une deuxième chassis recouvre le premier pour tasser la pièce dans le sable et y imprimer sa forme. Les deux châssis sont ensuite désolidarisés ; le fondeur retire la pièce en bois puis coule le bronze dans l’empreinte. Il ne reste plus qu’à ouvrir le moule pour découvrir la sculpture.
Moins précis que la cire perdue, ce procédé nécessite généralement plusieurs interventions après le démoulage pour affiner les détails.

Pour conclure le travail de fonderie, surtout dans le moulage au sable, on effectue des reparures afin d’ebarber la pièce et de combler les éventuels manque de fonte.
Ensuite, la ciselure permet d’affiner les motifs décoratifs mal définis par la fonte.